VOUS AVEZ OUBLIÉ VOS IDENTIFIANTS ?

27 Mai 2018

Normandy Channel Race : J-1 !

Après plusieurs jours consacrés aux contrôles de jauge et aux briefings de l’organisation, Aymeric Chappellier et Fabien Delahaye sont maintenant dans les starting-blocks de la Normandy Channel Race. C’est, en effet, demain à 14 heures, que le coup d’envoi de la 9e édition de la course sera donné au large de Ouistreham, après la descente du canal de Caen à la mer qui s’effectuera en flotte, à partir de 10 heures. « Nous sommes prêts. Les dernières courses de produits frais ont été chargées cet après-midi à bord d’AINA Enfance et Avenir. On profite du temps qui reste avant de partir pour discuter de la météo. Pour l’instant, il y a beaucoup d’incertitudes, même si les fichiers s’améliorent. Hier, ce n’était vraiment pas terrible, mais aujourd’hui, c’est déjà un peu mieux. On peut espérer boucler le parcours mais la situation demeure compliquée et instable », note le skipper Rochelais qui reste néanmoins très serein. « On ne se prend pas plus la tête que ça. On a les armes pour bien faire et on connait les différents scénarii possibles. On se contente donc de regarder les points importants du parcours mais sans rentrer réellement dans les détails car on sait qu’une petite dépression orageuse risque de jouer les trouble-fêtes en fonction de son déplacement. On en saura plus demain. En attendant, on tâche de se reposer autant que possible pour être d’attaque ! », termine Aymeric.

25 Avril 2018

Aux commandes !

Comme on s’y attendait, le vent a fait des siennes aux abords des côtes Asturiennes mais les écarts au sein de la flotte sont restés sensiblement les mêmes, avant et après la fameuse marque de Gijon. « De mon côté, j’ai tenté un coup en me décalant plus au sud que mes deux copains anglais à l’approche des côtes espagnoles mais ça n’a pas payé et j’ai pris un gros mille dans la vue. A un moment, j’avoue que j’ai eu un peu peur mais finalement, le vent est tombé pour tout le monde », a commenté Aymeric Chappellier, qui fait cap au nord depuis les environs de trois heures ce mercredi, et qui a repris la tête de la flotte des Class40 de cette première édition des 1000 Milles des Sables. « Je navigue poignée dans le coin et je suis repassé devant Phil (Sharp) et Sam (Goodchild). Je parviens à trouver les manettes pour bien faire avancer le bateau mais surtout, ce matin, dans la grosse adonnante qu’on a eue, j’ai été le premier à envoyer le spi », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir, concédant par ailleurs avoir réussi à dormir un minimum lors de des premières 48 heures de course. « Cela m’a peut-être permis d’être un peu plus lucide que mes deux concurrents, je ne sais pas. En tous les cas, tout va bien à bord pour l’instant », a ajouté le Rochelais qui poursuit actuellement sa route en direction de la cardinale Sud Banc de Guérande qu’il devrait atteindre en milieu de nuit prochaine. « Le vent va refuser de nouveau. Il va falloir être réactif, mais surtout bien se préparer pour la suite car malgré le nouveau changement de parcours annoncé par la Direction de course, on va se prendre une cartouche de vent et ça risque d’être compliqué », a terminé Aymeric Chappellier qui s’attend à des vents supérieurs à 30 nœuds et qui sait que tout ce qui sera pris dans aujourd’hui, ne sera plus à prendre ensuite.

24 Avril 2018

A la lutte pour la première place

« Je suis en compagnie des deux Anglais, Sam Goodchild et Phil Sharp. Globalement, depuis le début de la course, on a eu un peu plus de vent que prévu mais il y a tout de même eu un moment un peu compliqué à gérer en deuxième partie de nuit. Globalement, il faut vraiment être dessus en permanence mais depuis le départ, j’ai quand même réussi à faire plusieurs petites siestes de 20 minutes », a commenté Aymeric Chappellier, alors à la lutte pour la première place de la 1000 Milles des Sables. « En tête de flotte, on navigue à vue. Imerys Clean Energy s’était un peu échappé la nuit dernière mais on a réussi à revenir sur lui. A mesure que l’on approche des côtes Asturiennes, le vent mollit. Le but, c’est clairement de faire avancer le bateau le plus vite possible. Ce n’est pas facile car ça bouge beaucoup », a ajouté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a creusé l’écart sur le gros de la flotte (le 4e est actuellement relégué à plus de 15 milles) mais qui ne s’emballe pas pour autant. « Je vois bien un deuxième départ cette nuit, au large de Gijón », a expliqué le Rochelais peu avant d’être informé d’un nouveau changement de parcours décidé par la Direction de course en raison du mauvais temps attendu pour la journée de vendredi au large de la pointe bretagne et en Manche (30 nœuds de vent, avec des rafales à 35-40 sur une mer démontée). Ainsi, exit le passage à Wolf Rock. Aymeric et les autres iront chercher la cardinale Sud Banc de Guérande avant de redescendre à Gijón puis de remonter jusqu’aux Sables d’Olonne, pour un total de 970 milles. A la clé, du petit temps, un axe de hautes pressions à (re)traverser à plusieurs reprises et une arrivée désormais estimée à dans la nuit de samedi à dimanche.

23 Avril 2018

Une entame relativement tranquille

Comme prévu, à 14h02 ce lundi, le coup d’envoi de la première édition des 1000 Milles des Sables a été donné au large de Port-Olona. AINA Enfance et Avenir et les 13 autres Class40 en lice se sont alors élancés dans 6 à 8 nœuds de vent de secteur nord-ouest, en direction de Gijon, en Espagne. Passé en sixième position à la bouée de dégagement, Aymeric Chappellier avait toutefois déjà recollé au trio de tête à la sortie de la baie des Sables d’Olonne, entamant ainsi parfaitement bien dans le coup la descente vers les Asturies. « Les premiers milles vont être assez tranquilles, au portant. Le but du jeu sera d’éviter une dorsale au nord et une zone de moins de vent au sud. Le couloir sera assez étroit. Il faudra jouer dedans tout en anticipant au mieux la bascule de vent au nord-est », a commenté le Rochelais qui va devoir placer un empannage au bon moment, en fin de nuit prochaine. « Ce jibe sera important mais ce que je redoute le plus, c’est clairement l’approche des côtes Asturiennes », a indiqué Aymeric, un peu refroidi par ses expériences passées. « Il m’est arrivé de rester planté dans la molle pendant quatre heures devant le port. Je me méfie donc vraiment de ce coin-là », a rappelé le solitaire, qui sait que la suite ne sera forcément pas plus simple. « Au début de la remontée au près vers Wolf Rock, on va traverser la fameuse dorsale qu’on aura réussi à contourner à l’aller. Cela va inévitablement corser le jeu. On va voir la façon dont les choses vont évoluer avant de faire des plans mais pour l’heure, ce que l’on sait, c’est que ça va être long. Les routages nous font arriver en six jours », a terminé le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui devrait effectivement boucler les 930 milles du parcours d’ici à samedi, selon les derniers routages.

 

Pointage à la bouée de dégagement :

  1. Sam Goodchild (All in for the Rhum)
  2. Phil Sharp (Imerys Clean Energy)
  3. Louis Duc (Carac)
  4. Loïc Féquet (Tales II)
  5. Franz Bouvet (Yoda)
  6. Aymeric Chappellier (AINA Enfance et Avenir)
23 Novembre 2017

Arrivée des héros !

23 Novembre 2017

Sur la deuxième marche du podium !

 Quel finish ! Dix-sept minutes : tel aura finalement été l’écart entre V and B et AINA Enfance et Avenir sur la ligne d’arrivée de la 13e édition de la Transat Jacques Vabre, peu après minuit, la nuit dernière. Dérisoire à l’échelle de l’Atlantique et des 4 350 milles du parcours entre le Havre et Salvador de Bahia (Brésil), mais parfaitement représentatif de l’intensité de la course qui s’est jouée au contact du début à la fin pour le trio de tête. Si l’avantage a tourné dans tous derniers milles à l’avantage de Maxime Sorel et Antoine Carpentier, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant bouclent l’aventure à une très belle deuxième place après avoir fait preuve d’une détermination et d’une volonté remarquables.

« Le match a été incroyable entre V and B, Imerys Clean Energy et nous. De Madère jusqu’à l’arrivée, nous nous sommes tirés la bourre en mode « régate », en nous rendant coup pour coup », a commenté Aymeric Chappellier qui a avalé les 4 350 milles du parcours à un rythme effréné et qui n’a jamais cessé de se battre lors de ces 17 jours de course. « Nous avons laissé filer la première place dans les 150 derniers milles, après une nuit difficile lors de laquelle nous avons déchiré notre spi avant de prendre successivement deux filets dans la quille », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a, malgré ça, continué de s’accrocher jusqu’au bout. « Sans doute qu’avec la fatigue accumulée, nous avons manqué d’un peu de lucidité car nous avons réussi à nous dépatouiller rapidement du premier, mais nous avons percuté un peu tard que nous en avions un deuxième alors que nous avions, de ce fait, un petit déficit de vitesse par rapport à V and B », a avoué le navigateur Rochelais qui n’a ensuite plus réellement été en mesure de réussir à revenir sur son concurrent. « Alors qu’on avait de l’avance (environ 5 milles, ndlr), avec cette histoire, on s’est retrouvé un demi mille derrière lui. Dès lors, ça a été compliqué d’imaginer se refaire », a ajouté Aymeric qui n’a, de fait, pas eu de petit coup à tenter pour revenir au score et qui a ainsi laissé filer la victoire.

Un potentiel énorme

« C’est un peu dur de passer si près et de ne pas y arriver. Ça s’est joué à très peu de chose. Evidemment, c’est un peu frustrant mais c’est ainsi. L’année prochaine, à Pointe-à-Pitre, ce sera la bonne », a assuré Aymeric qui a, de fait, confirmé encore une fois après les Sables – Horta – Les Sables en juillet dernier, qu’il était incontestablement l’un des hommes à battre du circuit Class40. « Lors de ces 17 jours de course, j’ai énormément appris, sur moi et sur le bateau », a confié le jeune marin, rappelant à juste titre que son bateau a été mis à l’eau en juin dernier alors que Maxime Sorel dispose, lui, de deux années de recul, de fiabilisation et de perfectionnement de sa monture. « AINA Enfance et Avenir a un très gros potentiel. Cela me transcende et me donne deux fois plus de motivation pour la Route du Rhum », a relaté l’ingénieur qui peut non seulement se satisfaire des grandes capacités de sa machine, mais aussi de la manière dont lui et Arthur ont mené leur transat. « Dans l’ensemble, on a effectivement bien maîtrisé notre course. On a su lâcher des milles dans le vent fort au début pour ne rien casser, tout en restant au contact. Ensuite, on a suivi notre plan tranquillement, sans bourriner. Bien sûr, on a commis quelques petites erreurs, la plupart du temps liées au fait qu’on ne connait pas encore le bateau à 100%, mais globalement, on a fait de belles trajectoires », a annoncé le skipper, par ailleurs ravi de son duo avec Arthur Le Vaillant.

La Route du Rhum d’ores et déjà en ligne de mire

« On a pris énormément de plaisir à naviguer ensemble. On a toujours été très complémentaire et on s’est constamment motivé mutuellement », a-t-il expliqué. Sentiment partagé par son acolyte. « On a vraiment bien fonctionné ensemble. On s’est donné à fond en permanence. On s’est investi corps et âme dans l’histoire pour performer et faire plaisir à tous les gens formidables qui soutiennent ce projet. Au final, on monte sur la deuxième marche du podium. C’est assurément un bon résultat. Notre objectif de départ était de finir dans le Top 3. Le contrat est ainsi rempli », a commenté le jeune co-skipper d’AINA Enfance et Avenir qui gardera en tête une foule de choses. « Il y a eu des très bons moments. De plus, j’ai appris énormément au côté d’Aymeric qui est quelqu’un de très exigeant. La victoire était vraiment à notre portée et c’est précisément ce que nous allons retenir. Globalement, cette Transat Jacques Vabre a été magique. Vraiment magique. Il y a eu des jours où je me suis demandé comment il allait être possible de tenir la cadence mais à chaque fois, on a réussi à se dépasser et ça, c’est formidable », a terminé Arthur Le Vaillant qui va, tout comme son co-skipper, profiter de quelques jours de repos bien mérités après cette Route du Café digne d’une épreuve de match-racing. « On va atterrir doucement mais l’idée, c’est de ne pas perdre de temps. De mon côté, je rentre en France début décembre et j’ai d’ores et déjà prévu de commencer les entraînements dans la foulée car je n’ai d’ores et déjà plus qu’un seul objectif : la Route du Rhum 2018 », a terminé Aymeric Chappellier.

22 Novembre 2017

Salvador, les voilà !

La nuit n’a pas été simple pour Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant. Les deux hommes ont, dans un premier temps, déchiré leur spi, ce qui les a obligés à affaler pour réparer. Une fois l’opération réalisée avec succès, ils ont tout renvoyé avant d’être de nouveau handicapés par un filet pris dans la quille de leur bateau. Là encore, ils sont parvenus à régler rapidement le problème pour repartir à l’attaque avec 100% de leurs moyens pour les derniers milles de la course. Des derniers milles qui s’annoncent sous haute-tension. Et pour cause, dans la bataille, le duo d’AINA Enfance et Avenir a concédé toute son avance (environ quatre milles) au tandem de V and B. Les deux bateaux, qui se trouvent à 110 milles de l’arrivée ce mercredi à la mi-journée, jouent ainsi désormais à égalité, avec un petit avantage en termes de placement pour Maxime Sorel et Antoine Carpentier, positionné plus près de la côte. Reste qu’Aymeric et Arthur, qui ont une nouvelle fois fait preuve de toute leur détermination ces dernières heures, ne sont pas décidé à rendre les armes, bien au contraire. Ils cravachent comme des fous pour aller décrocher cette victoire qui leur tend les bras. Verdict entre 22 et 23 heures (heure de Paris).

21 Novembre 2017

Rester concentré jusqu’au bout

Ce mardi après-midi, les leaders de la Class40 de la Transat Jacques Vabre naviguent le long des côtes brésiliennes, à une quinzaine de milles au large de Recife. « On a une douzaine de nœuds. Le vent va adonner et on va pouvoir passer sous grand spi d’ici à la fin de la journée », a indiqué Aymeric Chappellier qui occupe toujours la tête de la flotte mais qui garde la tête froide. « Le match va se jouer jusqu’au bout. Qu’on soit en tête ou deuxième, ça ne change pas grand-chose dans l’immédiat », a ajouté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui navigue à vue avec V and B qu’il ne devance que de trois petits milles. « L’avantage, c’est que ça nous laisse bien dans le match. Impossible de se reposer sur ses lauriers. On est à l’affût des moindres risées, des moindres changements de direction du vent, de tout quoi. On essaie d’imaginer tous les scénarii possibles et de tout préparer jusqu’à l’arrivée pour essayer de rester devant », a ajouté le Rochelais qui reste au coude à coude avec le duo Maxime Sorel – Antoine Carpentier, mais qui a fait un mini break sur le tandem Phil Sharp – Pablo Santurde. « Imerys Clean Energy compte 15 milles de retard désormais. Bien sûr, rien n’est impossible d’autant qu’il reste 350 milles à parcourir mais ça va quand même être compliqué », a avoué Aymeric qui reste pleinement concentré sur sa trajectoire et ses réglages. « C’est encore long. Le but ce n’est pas de faire du match-race mais de naviguer le mieux possible. C’est nous qui conditionnons la victoire et nous allons nous battre en ne négligeant aucun des facteurs de la performance », a-t-il assuré.

20 Novembre 2017

Passage de l'équateur et 1ère place

20 Novembre 2017

Aux commandes !

Après avoir franchi l’équateur hier en milieu d’après-midi, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant évoluent ce lundi après-midi par le travers de Fernando de Noronha. Mais ce que l’on retiendra avant tout de ce journée, c’est que le duo d’AINA Enfance et Avenir est parvenu à reprendre les commandes de la flotte au tandem Phil Sharp – Pablo Santurde en deuxième partie de nuit, et qu’il creuse, depuis, doucement mais sûrement l’écart. « Ça part par devant », a d’ailleurs déploré Maxime Sorel, le skipper de V and B qui évolue actuellement six milles derrière Aymeric et Arthur qui naviguent pied au plancher. Pour l’heure, ils cavalent en effet à près de 14 nœuds de moyenne, toujours poussés par un vent d’alizé bien établi soufflant entre 12 et 18 nœuds (jusqu’à 25 dans les rafales) qui va continuer d’adonner et qui va leur permettre d’accélérer encore davantage à la latitude de Recife.

19 Novembre 2017

Dans les alizés

Ce dimanche, alors qu’ils sont désormais passés sous la barre symbolique des 1000 milles restant à parcourir pour rejoindre Salvador de Bahia, AINA Enfance et Avenir, Imerys Clean Energy et V and B (qui se tiennent toujours en moins de 15 milles) ont refait le break sur leurs poursuivants, et cavalent sur la route directe à plus de 12 nœuds de moyenne, propulsés par un flux de sud-est bien établi soufflant entre 16 et 18 nœuds. De fait, les grains et la grisaille d’hier ont maintenant laissé la place à un grand ciel bleu d’alizé et les bateaux débrident progressivement. Aussi, même si la cadence reste élevée, les conditions permettent toutefois à Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant de faire de bonnes siestes, même si la chaleur est écrasante en journée. Ces petits moments de répit sont évidemment salvateurs pour les deux garçons qui, lors des quatre jours qu’il leur reste à passer en mer avant de rejoindre le Brésil, doivent se concentrer principalement sur la bonne marche de leur monture.

18 Novembre 2017

Sortis du Pot-au-Noir

Les premiers Class40 de la Transat Jacques Vabre sont sortis de la zone de convergence intertropicale depuis la nuit dernière et ils retrouvent désormais un flux de sud-est qui leur permet de cavaler à plus de 10 nœuds de moyenne en direction de Salvador de Bahia après trois jours pour le moins compliqués, mais lors desquels Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu. « On regrette malgré tout d’être resté bloqué dans une molle juste à la sortie du Pot-au-Noir car notre ami Anglais (Imerys Clean Energy) s’est fait la malle. On va donc passer les prochains jours en mode « chasse » », a indiqué Arthur Le Vaillant qui pointe actuellement en deuxième position à 15 milles du leader, et qui joue des coudes avec V and B positionné juste trois milles à son vent. « Comme on ne l’a pas à l’AIS, c’est compliqué de connaitre sa vitesse mais on a les relevés de positions toutes les heures alors on a quand même quelques indications sur ce qu’il fait. On ne lâche rien. On reste à fond pour tenir ce rythme endiablé », a ajouté le co-équipier d’Aymeric qui sait que désormais, c’est essentiellement la vitesse qui va primer car sur la route du Brésil, il ne devrait pas y avoir véritablement de coups à jouer. « Il peut se passer des choses mais normalement, ça va effectivement être du tout droit. Il va falloir être dessus car les différences entre les bateaux sont vraiment minimes. Ça va se jouer à rien », a terminé Arthur qui, devrait petit à petit lâcher les écoutes et accélérer, mais qui, dans l’immédiat, va devoir continuer de gérer quelques grains.

17 Novembre 2017

Un coup à toi, un coup à moi

Comme on s’y attendait, la zone de convergence intertropicale se montre particulièrement coriace pour les Class40 de la Transat Jacques Vabre. « C’est un putain de Pot-au-Noir ! C’est la première fois que j’en vois un comme ça. Il s’étale du 4°N au 10°N ! Forcément c’est compliqué », a expliqué Aymeric Chappellier, après une nuit compliquée marquée par un grain à plus de 35 nœuds et de très nombreuses manœuvres. « On savait avant de rentrer dedans que ce serait à la fois long et dur. Aujourd’hui, le Pot est en forme de diamant. Il y a une grosse zone de conflit avec du vent très sud en sortie. Je pense que les premiers qui retrouveront les alizés seront potentiellement les premiers à Salvador de Bahia. C’est un peu délicat de savoir que le classement peut se jouer là mais c’est le jeu et c’est le même jeu pour tout le monde », a ajouté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui, comme il s’y attendait, a vu revenir au score Teamwork 40 et Région Normandie Junior by Evernex. « Maintenant, clairement, on joue à cinq », a concédé le Rochelais qui a décidé de se décaler légèrement dans l’Est ces dernières heures. « C’est un choix. On espère que dans l’Est, ça passera un peu plus facilement. Reste que c’est impossible de savoir si on va avoir du vent ou non. Pour faire une comparaison, c’est un peu comme regarder une casserole d’eau sur le feu et essayer de deviner le moment où vont sortir les bulles », a déclaré Aymeric qui, un brin superstitieux, a fait un don à Neptune et Poséidon. « Après être restés collés pendant quatre heures, hier matin, on leur a versé une petite larme de notre alcool charentais, le Cognac, pour leur remonter le moral en espérant qu’ils nous laissent passer gentiment ».

Le regard de Nataly Charbonnier, co-Présidente de l’association AINA Enfance et Avenir : « Je trouve extraordinaire ce que sont en train de faire Aymeric et Arthur. Depuis le début, ils sont dans le trio de tête et c’est formidable car il faut quand même rappeler que le bateau est tout neuf et qu’ils ne le connaissent pas encore vraiment. Les enfants à Madagascar sont fascinés. Ils regardent les classements le matin avant d’aller à l’école et le soir en rentrant. Ils sont à fond. Ils suivent la cartographie et attendent avec impatience les petits messages que leur adressent Aymeric et Arthur. Cela leu fait chaud au cœur. Le fait qu’Aymeric soit venu les rencontrer chez eux change tout. Ils se sont ainsi approprié le bateau et c’est merveilleux. Nous avons par ailleurs de très bons retours de gens qui ne connaissaient pas l’association avant le départ de la course. J’espère que cette chaine de solidarité va continuer ».

16 Novembre 2017

Arthur à la guitare

16 Novembre 2017

Dans le Pot-au-Noir

Cette fois ça y est : les bateaux de tête de la flotte des Class40 de la Transat Jacques Vabre sont entrés dans le Pot-au-Noir, cette fameuse zone de convergence intertropicale que redoutent tant les marins. « Actuellement, il est particulièrement vaste et coriace. Il va jouer avec nos nerfs pendant une bonne trentaine d’heures », a annoncé Arthur Le Vaillant à la mi-journée, alors toujours à la bagarre avec les duos Phil Sharp – Pablo Santurde et Maxime Sorel – Antoine Carpentier. « On est au coude à coude avec V and B tandis qu’Imerys Clean Energy est un peu sous le vent, avec un peu moins d’air que nous pour l’instant. On les surveille mais on garde aussi un œil sur ceux de derrière qui reviennent. Ce n’est pas simple l’histoire, mais on est à fond et on essaie de garder autant d’énergie que possible. On écoute nos corps et on échange beaucoup pour rester le plus performant possible. Pour le moral, on a nos petits rituels. Quand il y a un petit coup de mou, on mange du bon chocolat et ça repart », a commenté le co-skipper d’AINA Enfance et Avenir qui va devoir évoluer dans un climat malsain, avec des alternances de pluies diluviennes, de grains d'orage, de risées folles et de calme plat (avec, en prime, les sargasses, ces fameuses algues brunes qui peuvent atteindre plusieurs mètres de long). « Pour l’instant, le vent est effectivement très changeant, mais on a un beau ciel bleu pour la première fois depuis longtemps. Il y a toutefois de gros nuages à l’horizon que l’on regarde et que l’on inspecte sur les cartes pour essayer de passer le mieux possible mais il y a une grosse part d’imprévisible. Ce matin, on est resté un peu bloqué un moment avant de repartir et ce n’est pas fini », a terminé le co-équipier d’Aymeric Chappellier  

15 Novembre 2017

Speed test à l’échelle de l’Atlantique

Ce mercredi, la bagarre se poursuit intensément chez les Class40 de la Transat Jacques Vabre. En tête de la flotte, Imerys Clean Energy, V and B et AINA Enfance et Avenir (que 20 milles séparent en latéral) se tiennent en seulement 2,6 milles. Autant dire qu’il faut fortement zoomer la cartographie pour savoir qui est qui. Sur l’eau, eux se surveillent logiquement à l’AIS (Système d’Identification Automatique qui permet de connaître d’identique, le statut, la position et la route de tous les navires). Forcément, dans ce contexte, les uns et autres redoublent leurs efforts pour tenir la cadence, sachant instantanément s’ils vont un demi nœud plus ou moins vite que leurs adversaires. « Difficile de dire si l'un des bateaux a un avantage. En tout cas, ça ne lâche rien d'un côté comme de l'autre. On se croirait presque comme à l'entrainement à Lorient avec Tanguy Leglatin », a indiqué Aymeric Chappellier dans un mail envoyé la nuit dernière. Lui et les autres bénéficiaient alors de très belles conditions de navigation, avec entre 15 et 20 nœuds de vent sur une mer plate, mais d’ici à 36-48 heures, l’ambiance risque de changer radicalement aux abords du Pot-au-Noir. « Il s'annonce assez collant aussi bien dans l'est que dans l'ouest. Nous affinerons notre trajectoire petit à petit, après il faudra espère que Eole soit avec nous ». On croise les doigts !

14 Novembre 2017

Dans un mouchoir de poche

Toujours installé dans le trio de tête de la flotte des Class40 de la Transat Jacques Vabre, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant ont grappillé une place ces dernières heures. En jouant judicieusement dans les petits airs, la nuit dernière, et en se positionnant au mieux pour négocier les dévents des îles du Cap Vert qu’ils sont en train de déborder, le duo d’AINA Enfance et Avenir est, en effet, parvenu à doubler V and B ce matin. De quoi doper encore un peu plus le moral des troupes déjà gonflé à bloc avant la prochaine grande difficulté de la course, le Pot-au-Noir, cette fameuse zone de convergence intertropicale qui a tendance à s’étendre petit à petit et qui qui risque fort de créer un véritablement passage à niveau. Le but désormais pour les deux Rochelais est donc de réussir à en trouver le meilleur passage pour en sortir au plus vite… et si possible en premier. Ce mardi, neuvième jour de course de la Transat Jacques Vabre, les trois leaders de la flotte des Class40 de la Route du Café continuent de se livrer une bataille sans merci. La preuve, seuls cinq petits milles les séparent au dernier pointage. « On est super content de notre course. La cadence est assez importante mais on a réussi à bien se reposer ces derniers jours ce qui nous permet d’être à bien à l’attaque. On essaie vraiment de tout donner, mais on se concentre avant tout sur notre stratégie. Bien sûr, on garde un œil sur nos petits camarades mais on fait notre propre route. C’est ainsi que l’on fonctionne depuis le début et ça nous réussit assez bien », a déclaré Arthur Le Vaillant, ce matin, évidemment pas mécontent d’avoir remis derrière lui le duo Maxime Sorel – Antoine Carpentier et de se retrouver idéalement placé entre ses deux concurrents. « On a cravaché fort pour repasser en deuxième position et on espère ne pas s’arrêter là, mais on sait que ça se joue à rien. Quoi qu’il en soit, on est content de la façon dont on mène le bateau », a relaté le jeune marin après une nuit pour le moins délicate. Le Pot-au-Noir en ligne de mire « On a eu du vent dans tous les sens, avec des angles de fous. Il a vraiment fallu être dessus et régler le spi constamment. Avec Aymeric, on s’est relayé très régulièrement. On a fait la trajectoire qu’on pensait la bonne pour traverser les dévents de l’archipel du Cap Vert. Pour l’instant, on a passé une première grosse île sans trop d’encombres et la prochaine devrait être un peu plus facile », a ajouté le co-skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a maintenant résolu son petit souci d’infection à la joue et qui se focalise pleinement sur le prochain obstacle du parcours, le fameux le Pot-au-Noir. « On l’observe depuis déjà deux jours. Le but va être de se positionner au meilleur endroit pour y entrer, et faire en sorte d’en sortir en premier. On est très attentifs aux fichiers car on le sait assez actif », a souligné Arthur. « Il ne sera pas aussi clément avec nous qu’il l’a été avec les multicoques ces derniers jours car il a tendance à s’étaler. Il risque bien de relancer le jeu », a confirmé Aymeric qui sait qu’il va falloir jongler au mieux avec les alternances de pluies diluviennes, de grains d'orage, de risées folles et de calme plat. « Ce sera forcément compliqué mais on ne lâchera rien. Depuis le début, ça se bagarre fort et il n’y a pas de raison que ça change », a d’ores et déjà promis Aymeric Chappellier qui pense faire son entrée dans le Pot jeudi en fin de journée. Affaire à suivre donc.   Mirella Voulzy, marraine de l’association AINA Enfance et Avenir : « Ce que réalisent Aymeric et Arthur est extraordinaire. Nous sommes extrêmement heureux et agréablement surpris de voir la façon dont ils se battent depuis le départ. Ce n’est pourtant pas tous les jours facile. Nous avons notamment été impressionnés par les images où ils se prennent des paquets d’eau sur la tête. C’est une fierté de les voir évoluer dans les trois premiers depuis le début et de les voir gagner une place aujourd’hui. Nous sommes en permanence sur la cartographie de la course. Nous les suivons heure par heure. Nous sommes vraiment à fond derrière eux. Pour AINA Enfance et Avenir qui est une petite association, ce bateau est quelque chose d’exceptionnel et Aymeric et Arthur sont très charismatiques. Ils portent sur eux la générosité et c’est important pour les enfants qui, à leur façon, participent eux aussi à la course. Pour eux, c’est du concret : on porte leur message à l’autre bout du monde. Dans un pays, le Brésil, où ils n’iront probablement jamais. C’est un incroyable coup de projecteur braqué sur eux. C’est aujourd’hui toute une solidarité qui s’est inscrite en eux. »    

13 Novembre 2017

Resserrement des troupes

Alors que Sodebo Ultim vient de remporter cette 13e édition de la Transat Jacques Vabre dans la catégorie des Ultimes après seulement 7 jours et 22 heures de course, le match s’intensifie au sein de la flotte des Class40. En effet, depuis quelques heures, AINA Enfance et Avenir et V and B profitent d’un judicieux décalage dans l’Est qui leur permet de naviguer 30° plus bas qu’Imerys Clean Energy. Résultat des courses, les trois bateaux de tête se tiennent désormais en moins de 10 milles. Mieux, ils ont fait le break sur le quatrième, TeamWork 40, qui se trouve aujourd’hui relégué à 75 milles du leader (qui a changé depuis le pointage de 5 heures, ce matin). Reste que les pièges sur la route de Salvador de Bahia sont encore très nombreux et qu’il n’est pas question de relâcher la pression. Le prochain ? Les dévents des îles du Cap Vert, distantes de moins de 120 milles à la mi-journée, ce lundi. Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant (malgré une petite infection à la joue qui lui fait ressembler à « un gamin venant de se faire opérer des dents de sagesses », pour reprendre sa propre expression) ne lâchent rien !

12 Novembre 2017

Préparer au mieux le Pot-au-Noir

Ce dimanche, à mi-chemin entre les Canaries et le Cap Vert, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant progressent dans un flux de secteur est nord-est pour 7 à 10 nœuds. « C’est un peu mollasson », a concédé le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui occupe toujours la troisième place au sein de la flotte des Class40 de la Transat Jacques Vabre, et qui a réussi à stabiliser son écart au leader malgré un petit souci de fuite à l’intérieur de son bateau. « On avait volontairement pris dans l’ouest pour optionner et on perdait, on perdait. On ne comprenait pas pourquoi on allait moins vite mais au final, on s’est aperçu qu’on avait 250 litres de flotte à l’avant. A présent, on a colmaté la fuite », a indiqué Aymeric qui se prépare par ailleurs à un autre type de problème, en l’occurrence la traversée du Pot-au-Noir. « On commence à faire notre route en conséquence. Il risque d’être être très difficile car il est en train de se mettre en forme de diamant et de s’élargir. C’est rageant parce que demain ou après-demain, il sera encore très clément », a indiqué le navigateur Rochelais qui va chercher une porte d’entrée entre le 28°W et le 30°W. « Normalement, on y sera le 16 en fin de journée. Après on verra », a ajouté Aymeric qui va, dans un premier temps, devoir gérer les éventuels dévents du Cap Vert. « Il faut au moins passer à 150 milles dans l’ouest de l’archipel. On va y aller sur un bord, avec une vingtaine de nœuds de vent normalement », a conclu Aymeric Chappellier qui s’est offert un bon petit plat, ce dimanche : un petit risotto aux cèpes accompagné de viande fumée spécialité de Saint-Gervais en Haute Savoie.

11 Novembre 2017

Un peu d’apaisement (enfin)

Ce samedi, alors qu’ils évoluent à la latitude des Canaries (à 200 milles dans l’ouest de La Palma, pile poil sur l’orthodromie, c’est-à-dire la route la route plus courte entre le Havre et Salvador de Bahia) Aymeric Chappellier Arthur Le Vaillant occupent toujours la troisième place au sein de la flotte des Class40 de la Transat Jacques Vabre. La bonne nouvelle, c’est que ces dernières heures, ils ont réussi à reprendre une quinzaine de milles aux leaders (Phil Sharp et Pablo Santurde del Arco) mais aussi à distancer de plus de 20 milles leurs poursuivants les plus proches (Bertrand Delesne et Justine Mettraux), ceux-là même avec qui ils naviguaient à vue hier matin. L’autre point positif du jour, c’est qu’enfin, les conditions s’aplanissent. Le Team AINA Enfance et Avenir et les autres bateaux de tête progressent, en effet, actuellement dans un vent d’une quinzaine de nœuds qui va continuer de faiblir (moins de 10 nœuds) dans les heures qui viennent, la faute à une zone de molle plantée au beau milieu de la route du Cap Vert. Reste que si cette bulle va apporter un peu d’apaisement aux marins dont les physiques ont été extrêmement sollicités ces six derniers jours, elle va malgré tout leur demander beaucoup de concentration…

10 Novembre 2017

Casque lourd & cie

Si l’heure est désormais à la glisse pour les Ultimes et les Multi50 de la Transat Jacques Vabre, le scénario est bien différent pour les Class40 qui, pour leur part, évoluent toujours une mer démontée (« un vrai champ de mine » selon l’expression de l’un des concurrents ce matin), avec jusqu’à 35 nœuds de vent dans les grains. Dans ces conditions, le répit n’a pas sa place. Le bateau tape, les vagues se fracassent sur le pont et les sorties de pistes ne sont pas rares. Le hic, c’est que ça ne va pas s’arranger tout de suite car dans les heures qui viennent, le vent va rester soutenu et même refuser un peu. Petite consolation en attendant de retrouver un peu plus de confort (vraisemblablement la nuit prochaine), c’est que le dévents des îles de Madères qu’Aymeric Chappellier, Arthur Le Vaillant vont laisser à 90 milles dans leur Est, ne devraient pas vraiment se faire sentir. Reste qu’il faut rester extrêmement concentré pour tenir la cadence infernale imprimée par le duo Phil Sharp – Pablo Santurde et pour contenir les attaques du tandem Bertrand Delesne – Justine Mettraux, revenu très fort (tout comme Maxime Sorel et Antoine Carpentier) ces dernières 24 heures. Pour l’heure, le binôme d’AINA Enfance et Avenir s’en sort plutôt bien puisqu’il conserve sa place dans le Top 3 et qu’il compte une avance de près de 100 milles sur le cinquième. Aymeric Chappellier : « « C’est la guerre, mais on reste à fond ! » Ce vendredi matin, malgré les conditions difficiles auxquelles il est confronté à la latitude de Madère, Aymeric Chappellier, le skipper d’AINA Enfance et Avenir, a pris le temps de joindre son équipe à terre. Voici ses déclarations. « Sur l’eau c’est la guerre et j’avoue que je ne pensais pas qu’il était possible de tirer autant sur ces bateaux. La nuit dernière, on a eu des petits soucis techniques qui, cumulés à deux changements de voiles un peu tardifs, nous on fait perdre un peu de terrain. Comme ça a été un peu difficile, on est passé sur des quarts d’une heure pour pouvoir se reposer comme il faut. Cela nous a permis de bien reprendre de l’énergie. En ce moment, c’est Arthur qui barre et tout va bien. On essaie de tenir la cadence. Les autres ont déjà fait des Transat Québec – Saint-Malo et d’autres trucs bien bourrins qui leur permettent de connaitre leurs limites, alors que nous, dans ce type de conditions, on cherche encore un peu nos marques, ce qui est normal puisque c’est la première fois qu’on y est confronté. La bonne nouvelle, c’est que le vent va commencer à s’essouffler en fin de journée. On s’attend cependant à ce que ce ne soit pas simple avec les dévents des îles de Madères. Car même si on va passer assez loin, avec les conditions météo actuelles, ils s’étendent assez loin. Il va falloir faire attention, mais on est reposé et à l’attaque. On reste à fond ! »

09 Novembre 2017

En mode "sous-marin"

Ce jeudi, alors qu’ils évoluent toujours au large du Portugal et qu’ils ont empanné aux environs de 3 heures, la nuit dernière, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant sont toujours parfaitement dans le match puisqu’ils pointent en deuxième position derrière Imerys (Phil Sharp – Pablo Santurde del Arco). « Tout va bien. On essaie de se reposer mais ce n’est pas facile parce qu’on est en mode « sous-marin ». Ça avance vite, mais c’est très humide », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir à la vacation officielle, soulignant toutefois que l’état de la mer s’était nettement amélioré ces dernières heures. « Après le passage de front, ça a vraiment été la guerre, mais là, ça s’est calmé un peu. Du coup, le bateau passe mieux et ça tape beaucoup moins », a indiqué le Rochelais qui file actuellement au portant à près de 15 nœuds de moyenne, propulsé par un flux de nord-est soufflant entre 23 et 25 nœuds (jusqu’à 27-28 nœuds dans les rafales), sous spi de capelage et avec deux ris dans sa grand-voile. « Les conditions restent dures. On passe énormément de temps à la barre et on est assez fatigué. Il faut suivre le rythme mais éviter de casser le bateau ou de déchirer une voile. La route est encore longue. Il reste 3 000 milles. L’important est de garder des cartouches jusqu’à la fin. Il faut ménager la chèvre et le chou et arriver entier à Salvador », a justement rappelé Aymeric qui fait régulièrement le tour de sa monture afin de vérifier que tout est en place, mais aussi d’être en mesure d’anticiper au mieux les éventuels petits pépins techniques. « On sait que le vent va se renforcer encore dans les heures qui viennent pour atteindre 30 nœuds. Normalement, on devrait rester en ligne droite, bâbord amure, un long moment. Peut-être jusqu’au Cap Vert. Il faudra faire très attention aux dévents des îles, à commencer par celles de Madère ».

08 Novembre 2017

Pilotage délicat

Ce mercredi, à la latitude du cap Finisterre, la vie à bord des Class40 de la Transat Jacques Vabre reste très inconfortable, la faute à un vent très instable, mais aussi et surtout à une houle de travers qui ne facilite pas la conduite. Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant s’accrochent autant qu’ils peuvent pour tenir la cadence. « La journée d’hier a été un peu difficile. Nous avons eu du mal à trouver le bon tempo. Nous avons aussi eu du mal à mettre la bonne voile : un coup trop grande, un coup trop petite, mais on ne lâche rien », ont indiqué les deux co-skippers d’AINA Enfance et Avenir qui ont, par ailleurs, dû gérer un petit souci sur leur safran tribord. Un souci, heureusement, désormais résolu, et c’est tant mieux parce que les deux garçons vont devoir rester pleinement concentrés sur la bonne marche de leur bateau. De fait, pour eux comme pour leurs adversaires, il va s’agir de continuer de piloter en tribord amure sur la bordure orientale de l’anticyclone des Açores avec un vent qui va progressivement continuer de prendre de la droite et les obliger à incurver leur route vers l’Ouest (la fameuse aile de mouette) jusqu’au moment où il sera temps d’empanner pour éviter de se rapprocher trop près du centre de hautes pressions. Il va sans dire que le timing de déclenchement de cette manœuvre sera important, surtout que si c’est maintenant le duo Phil Sharp - Pablo Santurde del Arco qui occupe la tête de la flotte, les écarts restent infimes (AINA Enfance et Avenir est pointé en 3e position ce matin, à seulement 17 milles du leader et à un mille du deuxième).

07 Novembre 2017 - 12h00

Aymeric Chappellier donne ses impressions

07 Novembre 2017 - 10h

Aymeric Chappellier : « Les Normands ne lâchent rien, nous non plus ! »

Après avoir joué à rase-cailloux à la pointe Bretagne, AINA Enfance et Avenir et les autres Class40 de la Transat Jacques Vabre sont rentrés dans le front, en début de nuit dernière. Dès lors, ils ont dû composer avec des vents jusqu’à 35 nœuds, mais aussi et surtout une mer chaotique. Dans ces conditions pour le moins difficiles, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant ont toutefois parfaitement tiré leur épingle du jeu puisqu’ils pointent en deuxième position, ce mardi, et jouent toujours des coudes avec Louis Duc et Alexis Loison, les actuels leaders de la flotte. « La mer est vraiment dégueulasse ! ». Joint par Iridium ce matin, Aymeric Chappellier a d’entrée de jeu posé le décor. « On commence à bénéficier de la brise de nord-ouest qui souffle à l’arrière du front que l’on vient de traverser. Au final, on a eu entre 25 et 35 nœuds et on s’est bien fait secoués avec des vagues dans tous les sens. Dans ce contexte, on a préféré en garder un peu sous le pied pour éviter de casser », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui pointe actuellement en deuxième position derrière Carac, le bateau de Louis Duc et Alexis Loison avec lequel il bataille pour la première place depuis le départ. « Lui a sans doute attaqué un peu plus que nous cette nuit mais nous allons remettre du charbon petit à petit. Pour l’instant, comme la mer est encore très cabossée, on reste sous foc mais dès que ça va se ranger un peu, on va renvoyer le spi », a souligné le marin Rochelais, auteur d’un début de course remarquable. Des bons coups dans les cailloux « On est bien dans le match. On a bien joué dans les cailloux du côté de Barfleur et de la Hague, mais aussi à la pointe Bretagne dans les roches de Portsall et au niveau de Molène après avoir traversé le Four et le Fromveur en nous abritant au mieux des courants. On est assez content parce qu’on ne s’est pas trop mal débrouillé. On est vraiment à fond ! », a souligné Aymeric qui a pu se reposer correctement au moment du passage de la dorsale, hier après-midi, mais qui n’a eu, depuis, que très peu de répit. « Ça ne va pas s’arranger tout de suite car les prochaines heures vont être humides et bruyantes », a prévenu le skipper qui va, en effet, devoir faire preuve d’un peu de patience avant que son terrain de jeu redevienne un peu plus confortable, mais qui pense surtout à anticiper au mieux la suite. Au cap Finisterre dans la soirée « Dans les prochaines 24 heures, le vent va baisser un peu tout en prenant légèrement du nord. Cela signifie que ce soir ou en début de nuit, nous allons nous retrouver avec un flux de Nord Nord-Est et qu’il y aura un empannage à effectuer dans l’ouest du cap Finisterre », a déclaré Aymeric Chappellier qui affiche un décalage d’une petite dizaine de milles en latéral à l’Est sur son principal concurrent et qui compte bien en profiter le moment venu. « La cadence est élevée mais on s’y attendait. On est à l’attaque et si, pour l’instant, les Normands ne lâchent rien, nous non plus ! »

06 Novembre 2017

A la lutte pour la première place !

Partis hier à 13h35 du Havre, les Class40 de la Transat Jacques Vabre sont d’ores et déjà à la pointe Bretagne, ce lundi après-midi. De fait, les premiers milles ont été plutôt rapides. Techniques aussi, notamment aux abords de la pointe du Cotentin. Et pour cause, les fortes marées du week-end ont largement renforcé la puissance des courants à Barfleur et la pointe de la Hague, déjà réputés costaud en temps normal. Il a donc fallu aller raser au plus près de la côte pour s’abriter des courants. « On a un peu joué à la roulette Russe avec les casiers mais ça s’est bien passé pour nous. On a réussi à bien accélérer dans les cailloux et c’était assez sympa, même si la mer s’est montrée assez rugueuse. Deux ou trois fois, le bateau a tapé vraiment fort. La nuit n’a pas franchement été confortable mais on est assez content et tout va bien à bord », a déclaré Aymeric Chappellier à la vacation officielle de la mi-journée, alors à la bagarre pour la première place avec le tandem Louis Duc - Alexis Loison. « Depuis le départ, c’est un coup à lui, un coup à nous. Là, il est juste sous notre vent, à 300 ou 400 mètres. Cette nuit, il a attaqué un peu plus que nous, mais ce matin, dans la molle, on l’a bien repris », a ajouté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui occupait la tête de la flotte place au pointage de 15 heures, mais qui se préparait à un nouveau changement de rythme, dans les heures à venir, avec l’arrivée d’une puissante dépression. A la clé, des vents jusqu’à 40 nœuds, mais aussi et surtout un choix de route crucial à réaliser pour anticiper au mieux la rotation du vent au secteur nord-ouest, la nuit prochaine. « On commence déjà à voir les prémices du front car des nuages commencent à arriver. Ca va être assez compliqué d’ajuster sa trajectoire entre Ouessant et Molène, mais en fait, tout va dépendre de l’orientation et de la force du vent », a détaillé Aymeric.

05 Novembre 2017 - 15h30

C'est parti !

Comme prévu, à 13h35 ce dimanche, le duo Aymeric Chappellier – Arthur Le Vaillant et les 37 autres tandems en lice dans la 13e édition de la Transat Jacques Vabre se sont élancés au large du cap de la Hève, dans un vent de secteur nord-ouest soufflant à une vingtaine de nœuds. Auteur d’un excellent départ en milieu de ligne, le binôme d’AINA Enfance et Avenir s’est d’emblée installé dans le peloton de tête de la flotte des Class40, affirmant ainsi, d’entrée de jeu, ses ambitions. Reste qu’évidemment, tout reste à faire puisqu’avec 4 350 milles devant les étraves, le jeu ne fait que commencer.

La tension était palpable, ce matin, sur les quais du bassin Paul Vatine mais Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant affichaient néanmoins un large sourire et une certaine sérénité. « Nous avons fait un peu de préparation et d’imagerie mentale pour appréhender au mieux cette phase toujours un peu spéciale du départ et désacraliser un peu les choses. Partir en sachant que les conditions vont être musclées et que l’on va se faire secouer, ce n’est évidemment pas ce qu’il y a de plus agréable et cela génère logiquement un peu de stress. Le fait de s’y préparer permet de relativiser », a expliqué Aymeric Chappellier, qui va notamment se trouver confronté à des conditions costaudes en fin de nuit, mardi, la faute à un passage de front.

Une entame tonique… et technique

« Ce sera le moment un peu critique de ce début de course. Même si on ne s’attend à rien de dantesque, on sait que l’on va devoir composer avec des vents de 30-35 nœuds et jusqu’à 40 dans les rafales, mais aussi et surtout une mer dégueulasse pendant une poignée d’heures », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui va, avant ça, devoir gérer une autre partie, tout aussi délicate que technique. « La progression jusqu’à la pointe de Barfleur (cap situé à l’extrémité nord-est du Cotentin, ndlr) va se faire face au courant. Il va donc falloir aller raser les cailloux, de nuit. Le jeu va être intéressant, mais il va falloir faire très attention et garder l’œil bien ouvert », a déclaré, de son côté, Arthur Le Vaillant.

Pied au plancher

« Tout le monde va naviguer pied au plancher, c’est certain. Imerys, Carac et les autres sont des concurrents particulièrement fougueux. Pas plus que nous, ils auront envie de donner leur part à quelqu’un d’autre », a assuré Aymeric qui espère déjouer au mieux tous les pièges du parcours. « On le sait semé d’embûches. Ça ne va pas être facile mais on est prêt. On sait que les autres vont mettre le curseur assez haut mais de notre côté, on ne lâchera rien », a promis Aymeric Chappellier qui occupait la 5e position de la flotte des Class40 à l’issue du petit parcours côtier de 16 milles qui les a menés, lui et les autres, jusqu’à Etretat (aux environs de 15 heures), avant de mettre le cap sur la pointe bretagne.

05 Novembre 2017 - 8h30

Dans le vif du sujet

C’est le grand jour ! A 9h10, ce dimanche, le Class40 AINA Enfance et Avenir larguera les amarres pour sortir du bassin Paul Vatine puis rejoindre la zone de départ de la Transat Jacques Vabre, au large du cap de La Hève. « L’adrénaline commence à monter. La phase de départ est toujours un moment un peu spécial et pas forcément facile à gérer. Il faut éviter les embûches. Une collision avec un bateau spectateur ou un autre concurrent peut stopper net la course et, forcément, c’est ça le plus stressant. Il faut vraiment être concentré et faire attention à tout », a souligné Aymeric Chappellier.

04 Novembre 2017

Un début de course assez rapide en perspective

Ce samedi matin, Aymeric Chappellier, Arthur Le Vaillant et les 74 autres marins de la 13e Transat Jacques Vabre avaient rendez-vous pour le dernier briefing de l’organisation avant de grand départ, demain à 13h35. Sylvie Viant, la Directrice de course, leur a ainsi rappelé les différentes procédures à suivre avant de refaire un dernier petit point concernant la météo du parcours. « La tendance de ces derniers jours à l’air de se confirmer. En premier lieu, un passage de front va engendrer un vent un secteur nord nord-ouest pour le départ. Cela va nous permettre de progresser rapidement vers le Raz Blanchard et le long des côtes bretonnes, avant de nettement ralentir, lundi matin, au niveau de l’Aber Wrac’h, la faute à une dorsale qui pousse un peu entre deux dépressions. Ensuite, il est prévu que l’on récupère assez rapidement (lundi après-midi) un vent de secteur sud-ouest assez soutenu (entre 25 et 30 nœuds) pour gagner dans l’Ouest et passer un front froid au lever du jour, mardi. Dès lors nous devrions retrouver du vent de nord nord-ouest et subir pas mal de grains, mais l’autoroute du Sud sera alors grande ouverte », a détaillé le skipper du Class40 AINA Enfance et Avenir, qui aura ensuite, très probablement, un petit recalage à faire en fonction du déplacement de l’anticyclone des Açores, mais qui pourrait rejoindre l’archipel de Madère en seulement cinq jours de mer. En résumé, le début de cette Route du Café s’annonce plutôt très rapide.

03 Novembre 2017

Présentation des skippers

03 Novembre 2017

Présentation du bateau

Début de l'aventure
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